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Parution du roman de Dominique Faure

Principalement à la conception des outils Euro-Cordiale, Dominique Faure publie un roman très particulier, qui n’est pas sans rapport avec l’univers scolaire…

Pour en savoir plus, c'est ICI
 

 Dominique a écrit un roman paru en octobre 2021 aux Editions Ex Aequo: Frédéric - Instants de grâce.

 

Ce livre, très particulier, n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il s’adresse à un public adulte averti.
Le sujet est violent, l’écriture douce.

Un traumatisme à l’adolescence détruit une vie, celle de Frédéric, élève musicien au Conservatoire, qui ensuite se détruit jusqu’à sa rencontre avec François, qui tentera tout pour réparer cette vie.
Ces « Instants de grâce », c’est l’amour que se portent deux hommes, inconditionnellement, follement, avec en toile de fond, l’abus sexuel dans la petite enfance.

Réparer le corps par la quête inlassable, la démonstration qu’il peut faire du bien, donner du plaisir, c’est le cheminement de ce récit singulier à la sensualité délicate.

Frédéric - Instants de grâce

Roman, octobre 2021, paru aux Editions Ex Aequo, Collection Vibrato, 356 pages.

Egalement en e-book et prochainement en audiobook, lu par l'auteur, chez le même éditeur.

Disponible sur la boutique du site de l’éditeur:
Edition Ex Aequo, Collection Vibrato : https://editions-exaequo.fr/Frederic-Instants-de-grace
Ainsi que sur les sites des librairies de vente en ligne, et sur Amazon, FNAC…

L'auteur poste régulièrement des extraits sur sa page Facebook. Pour les voir, c'est ici:

 

Les toutes premières chroniques littéraires honorent l'auteur. 

Les voici:

 

Chronique de Jean-Pierre Mabille, auteur, chroniqueur littéraire, correcteur notamment pour les thèses des étudiants, dans Chroniqueur de romans contemporains:

Un roman d'une rare beauté. Je vous le recommande vivement.

En découvrant ces Instants de grâce, je ne peux m’empêcher de penser à Verlaine évoquant son rêve familier   «  ce rêve étrange et pénétrant »  sensuel et poétique.

D’une main dentelière, Dominique Faure écrit, danse, dessine, compose, chante l’amour. Avec tendresse et sensualité, Dominique évoque la passion qui unit François et Frédéric, deux artistes dont l’âme est gravée de souvenirs douloureux. Car si le roman est nourri de rêve et du bonheur présent, il porte aussi la violence des cauchemars surgissant de leur enfance déchirée.

Tout au long de son livre, l’auteur nous invite au voyage, de soirées intimes en jours d’absence désolée, de chagrin profond en joie intense, de sereine volupté en peur intestinale, d’incontournable violence en suave douceur. Ses héros sont beaux et nobles. Comment pourrait-on ne pas les aimer ?

 

Chronique de Miss Borgia, chroniqueuse littéraire :

Nom de Zeus !! Quelle belle histoire !! Une belle rencontre qui aux premiers abords semble banale et déjà lu, mais non !! Parce que la magie opère à son rythme, et que les personnages ne finissent pas à chaque page dans un lit au bout de 5 min !!
La rencontre ? Les studios d’une radio où les deux protagonistes se croisent, car ils doivent faire une interview chacun leur tour. Il y a un déclic entre les deux.
Tout d’abord, j’ai fait la connaissance de François, un auteur discret par sa personnalité, mais lorsqu’il fait la rencontre de Frédéric, tout son être fourmille d’une mélodie qu’il n’avait jamais ressentie en croisant le regard de quelqu’un. L’individu dégage une aura féminine légère qui procure des « paillettes » chez François.
Ce quelqu’un, c’est Fréderic, un musicien, qui lui aussi ressent quelque chose en croisant François, le déclic le « contamine » aussi.
Ils apprennent à se connaitre, de rendez en rendez-vous des liens se tricotent. François se met même à écrire un journal, où il note tous les moments qu’il passe avec Frédéric.
Sauf que, bah oui, cela aurait pu être une belle histoire mais il y a toujours une aiguille dans la botte de foin !! Les deux protagonistes ont « un boulet » dans leur vie qui peut empêcher la relation de fonctionner à son maximum…
Des personnages très attachant à leur manière.
Des émotions en pagaille, de la peur car je voulais absolument que cette rencontre marche car les caractères de chacun ont un petit truc en plus qui fait que c’est tout doux. Certes avec ce fameux boulet psychologique, mais est ce qu’ils arriveront à le défaire ? Bah ça, mon Watson, il va falloir la lire cette histoire !! Car, elle est belle grâce à la muse de l’auteur, il a réussi à composer, avec cette fameuse muse, une mélodie d’où découlent les mots avec les maux des personnages, tout en finesse et ça, j’ai adoré, Un coup de cœur vraiment car c’est simple, tout en ayant des secrets
Un immense et grand merci à l’auteur pour ce super moment !! A la maison d’édition aussi, car le potentiel de chaque collection qui y couve, fera parler de lui pour longtemps je l’espère !!
Allez à plus !!



Chronique de Farida Oreilly, correctrice, membre du comité de lecture à Evasion éditions.

Gros coup de cœur !
" Frédéric, instants de grâce " de Dominique Faure.
Quand Jeanne Malysa m'a adressé ce livre il y a maintenant une semaine pour un service presse, je ne m'attendais pas à être à ce point bouleversée par sa lecture. Je l'ai aussitôt commencé et ne l'ai pas lâché jusqu'à la dernière page, mouchoirs sortis.
Cependant, ce livre n'est pas à mettre dans toutes les mains, je vous préviens. Il aborde un sujet extrêmement douloureux et ses conséquences tout au long de la vie.
Dominique Faure est un.e auteur.e avec une plume exceptionnelle.
Iel nous offre, avec une écriture douce, précise, en retenue, le récit de la rencontre entre François et Frédéric, puis leur relation magnifique malgré leurs traumatismes.
La douceur de l'écriture contraste avec le thème extrêmement violent qui nous prend aux tripes et nous garde en apnée tout le long du livre. En tout cas, ce le fut pour moi.
François, un auteur dont la vie sentimentale a toujours été décevante, rencontre Frédéric, un pianiste dont le douloureux passé pèse lourdement sur sa vie. Ce passé le ronge et ne lui permet pas d'avoir une relation "normale", ou même d'avoir du plaisir avec ce corps qui a été si violemment profané quand il avait seize ans.
François va alors s'atteler à le "réparer", à l'entourer sans cesse d'amour et d'attentions afin de permettre à Frédéric de connaître enfin le plaisir. La recherche de celui-ci est omniprésente tout au long du livre mais avec pudeur et une extrême sensibilité.
Et que dire cet incroyable jeu de mains entre eux ? C'est juste sublime et tout en délicatesse.
Avancer ensemble grâce à cet amour magnifique qui les lie, cette fusion de deux êtres meurtris par la vie; François ayant lui aussi des réminiscences douloureuses de sa petite enfance.
Merci infiniment à Dominique Faure pour ce livre, tout en douceur incroyable, contrastant d'autant plus violemment avec le sujet traité.
Vous m'avez émue, bouleversée au-delà des mots, et je le suis encore plusieurs jours après l'avoir refermé.
Quant au genre féminin, masculin ou la pansexualité, thème en filigrane, je dirais juste comme François avec cette réflexion qui m'a beaucoup séduite :
" Féminin...oui, je le suis aussi mais pas dans mon physique. Je le sens bien pourtant. On me le dit. On me le reproche parfois...pourquoi ? "
Ou encore cette phrase sublime selon laquelle ce n'est pas le genre des personnes qui compte, c'est la personne elle-même, dans sa globalité.

Bilal

 

Émouvante prestation de Bilal Hassani dans Danse avec les stars sur le thème du harcèlement scolaire avec pour accompagnement l’admirable chanson de Maëlle « L’effet de masse », en écho à cet extrait.  Adorable Bilal qui a reçu mon livre avec plaisir et m’en a offert la photo !

L’extrait est tiré de Frédéric – Instants de grâce, Éditions Ex Aequo, Collection Vibrato 2021. Chapitre 11 : Récit de Frédéric)


« — Je voudrais te raconter quelque chose… qui m’est arrivé…
J’attends, en le regardant de toute mon attention :
— Dis-moi… dis-moi.
— Voilà… J’étais en classe de seconde au lycée. C’était en juin. J’allais avoir… seize ans. (…)
 Ce jour-là, il y avait beaucoup de soleil, comme aujourd’hui. Il faisait chaud. On était justement en permanence. Je voulais aller à la bibliothèque qui était au rez-de-chaussée. Au moment où j’allais entrer… un élève que je ne connaissais pas est venu vers moi. Il avait l’air sympathique. Il m’a dit qu’il y avait un piano dans le vieux bâtiment. Un bâtiment de six étages que je croyais désaffecté tout au fond de la cour de récréation... Il allait être démoli pendant l’été. L’élève qui m’avait abordé — j’ai jamais su son nom — m’a dit : « Viens, je t’accompagne. Je vais te montrer » Je me méfiais un peu des autres, pas des filles, des garçons.
Lorsque je traversais la cour de récréation — seulement traversais car nous n’avions ni temps de récréation ni d’ailleurs cours de gym dans ces classes spéciales d’artistes, pas le temps — je voyais bien qu’on se moquait souvent de moi, de ma petite taille, de ma stature frêle. J’étais plus maigre qu’aujourd’hui. De mon visage… de fille, comme je les entendais dire. Mais mon accompagnateur était encourageant. Il marchait vite, me poussant à le suivre rapidement. Il disait : « Tu verras, tu verras. Ça va te faire une belle surprise ! » Il m’a emmené à la porte de service, du côté opposé à notre lycée. J’étais étonné. Il m’a dit, je l’entends encore : « C’est par là qu’il est le piano. Tu vas voir, ça va te plaire ! » Il m’a fait passer devant lui pour entrer dans le bâtiment. »